Chris Abraham


 

Fre 415 – L’écriture Créative


Fre 415 – L’écriture Créative
L’argumentatif
DEFINITION
L’intervenant (ou « locuteur ») exprime des idées ou des sentiments personnels qu’il s’efforce de faire partager à autrui dans l’intention de modifier son état d’esprit voire de le faire changer d’avis (de le convaincre).
Un texte argumentatif est composé de différents éléments :
– un thème qui est le sujet général du propos posé de façon neutre (le clonage, l’adoption homosexuelle, la peine de mort…) – une thèse défendue (pour le clonage animal / contre la peine de mort…) – une thèse réfutée (la thèse adverse de celle que l’on défend : la thèse de « l’autre ») – des arguments (ils sont abstraits (ce sont des idées) mais ils ont une valeur générale ) – des contre-arguments (des arguments qui contredisent la thèse défendue et soutiennent la thèse réfutée…) – des exemples (ils sont concrets (ce sont des faits), mais ils ne représentent que des cas particuliers) – des connecteurs logiques qui expriment l’opposition (mais , par contre, cependant, en revanche…), l’addition (et, de plus, par ailleurs…), la cause (parce que, puisque, en raison de…), la conséquence (si bien que, ainsi, aussi, dés lors, donc…), l’hypothèse (si, à condition que, au cas où…)…
– Seuls les arguments sont capables de prouver, alors que les exemples et les faits se contentent d’illustrer. – Un argument est unique alors qu’un exemple est substituable (on peut le remplacer par un autre qui aura la même fonction, qui illustrera également l’argument…)
INDICES
– Le présent domine, accompagné parfois du passé composé et du futur
– Le conditionnel, le subjonctif et l’impératif s’ajoutent à l’indicatif pour exprimer les nuances de la pensée
– Le locuteur parle ou écrit souvent à la première personne (je) puisqu’il délivre un message personnel. Toutefois, pour donner plus d’objectivité à ses propos, il s’efface parfois derrière les faits et les idées, cités à la troisième personne, ou inclue le lecteur ou l’auditeur (nous, on)
– Le locuteur s’adresse volontiers à son destinataire (l’allocutaire – qu’il interpelle, implique et presse d’adhérer…) à la deuxième personne (tu, vous)
– Des indices d’opinion : comparatifs (plus, moins), vocabulaire mélioratif (exceptionnel, mieux, admirable…) ou dévalorisants (impensable, horrible, détestable…), verbes d’opinion (penser, croire, affirmer…)
IDEOLOGIE
Le discours, et plus particulièrement le texte argumentatif, expriment des appréciations personnelles nées de valeurs morales, sociales, culturelles… (il ne faut pas tuer quelqu’un dans le dos – il ne faut pas cracher par terre )
Plusieurs indices permettent de les identifier : – l’implication du locuteur (moi, je, mon, nos…) – des adjectifs, maïs aussi des noms et des verbes, qui expriment un jugement personnel (beau/laid, bon/mauvais, juste/injuste…) – des adverbes et des pronoms indéfinis qui généralisent jusqu’à l’absolu (aucune, seule, tout, l’ensemble…) – des champs lexicaux connotés négativement ou positivement (si par exemple un ordinateur est comparé à un « machin truc bidule » ou s’il est vu comme l’avenir de l’homme…)
Le théâtre – Tout texte théâtral a été écrit pour être lu et dit. • LES PAROLES DES PERSONNAGES – les répliques : des échanges de paroles – la tirade : une longue réplique adressée à quelque un – le monologue : la tirade d’un personnage seul sur scène – le soliloque : tirade d’un personnage en présence d’autres personnages (au moins un) – l’aparté : des paroles adressées en particulier au public (que les autres personnages sur scène ne sont pas sensés entendre, quelquefois des pensées secrètes d’un personnage). • LES DIDASCALIES DE L’AUTEUR Souvent en italiques dans le texte, ce sont des indications de l’auteur qui donnent au lecteur, au metteur en scène, aux comédiens, des informations sur le décor, les costumes, la distribution de la parole et les effets scéniques… • SON ENONCIATION – Le discours direct La première et la deuxième personnes pour l’émetteur et le récepteur ; la troisième personne pour le référent. Les temps verbaux du discours : le présent, le passé composé, l’imparfait, le futur… Des marques de lieu et de temps renvoient à l’énonciation du message. – La double énonciation théâtrale : Les répliques ont toujours un double destinataire. Grâce à cette double énonciation, le public peut rire des quiproquos (l’amant caché dans le placard tandis que le mari rentre dans la chambre…), des méprises, ou trembler pour un des héros car il
peut arriver que ce public en sache plus que les personnages eux-mêmes sur ce qui se passe exactement
Les figures de style
I°) LA COMPARAISON: La comparaison est la figure de style la plus simple et la plus facile à repérer, elle consiste à comparer, avec un mot outil (tel que, comme, semblable à, … Ex: « elle avait la peau blanche comme la neige. »
II°) LA METAPHORE: La métaphore est une comparaison sans outil de comparaison, celle-ci est donc suggérée et implicite. Ex: « l’or du soir » (soleil couchant). Une métaphore est filée si elle se poursuit sur plusieurs lignes
III°) LA METONIMIE: La métonymie est aussi appelée « la partie dans le tous », c’est-à-dire évoquer un objet par une partie (symbolique) de celui-ci. Ex: « les voiles au loin… »
IV°) LA PERIPHRASE: La périphrase est une figure de style qui consiste à remplacer un nom par une phrase entière (poétique ou ironique). Ex: « Le pays du soleil levant » (Japon).
V°) LA PERSONNIFICATION: La personnification consiste à parler d’un objet inanimé comme une personne. Ex: « Les livres dormaient sur la bibliothèque ».
VI°) L’ALLEGORIE: L’allégorie est la personnification de quelque chose d’abstrait, une idée, un sentiment, une raison,… Ex: L’amour: Cupidon Ex: la mort: « la grande faucheuse ».
VII°) L’HYPERBOLE: L’hyperbole c’est l’exagération Ex: « Je te l’ai déjà dit mille fois. »
VIII°) L’EUPHEMISE: L’euphémisme c’est l’adoucissement de la vérité. Ex:- « Il s’en est allé, il nous a quitté,… » -« personnes du 3ème age, les non-voyants,…
IX°) LA LITOTE: La litote c’est dire négativement ce que l’on pourrait dire positivement. Ex: « c’est pas si mal » (c’est bien)
X°) L’ANTITHESE: L’antithèse c’est l’ironie, c’est-à-dire exprimer le contraire de ce que l’on pense, mais tout en se faisant comprendre. Ex: « J’ai bien gagné ma journée. »
XI°) L’ANTITHESE (OXYMORE): c’est le rapprochement de deux idée opposés dans la même phrase.
Ex: -« Le clair-obscur » (oxymore) -« D’où viens tant de glace quand je suis tout de feu. (antithèse)
Le narratif
GENRES ASSOCIES
Le narratif est le type de texte privilégié du roman, de la nouvelle, des contes mais aussi des faits divers ( tout ce qui « raconte une histoire »)
• DEFINITION
Dans un texte narratif un narrateur raconte une action qui progresse dans le temps et dans l’espace. (schéma narratif) Il cite des faits, décrit des personnages, rapporte leurs propos, commente leur comportement. Parfois le narrateur participe à l’action, (narrateur-personnage); le plus souvent il n’en est que le témoin (narrateur effacé), et surtout il ne faut pas le confondre avec l’auteur (dans un récit – sauf autobiographique et encore – si le « je » est utilisé, c’est celui d’un narrateur (personnage fictif) et non celui de l’auteur (qui lui est réel contrairement aux personnages qui ont été inventés ou au moins déformés)
• INDICES
– Qui dit narratif dit actions (donc verbes d’action), ces actions se déroulent selon un schéma narratif : – Situation Initiale-événement perturbateur-péripéties-événement équilibrant-Situation Finale – Parce qu’il y a des actions qui se suivent vous devez trouvez des indicateurs de temps (auparavant, avant, maintenant, puis, après, ensuite…) – Les temps du passé prédominent le plus souvent, notamment le passé simple : action entreprise et achevée, et l’imparfait : action entreprise, mais inachevée. D’autres temps du passé interviennent, notamment le plus-que-parfait qui exprime une action antérieure à une action passée. Attention : il existe aussi des textes narratifs au présent (dit « présent de narration » accompagné du passé composé) ! – Le récit est souvent écrit à la troisième personne et le narrateur s’efface derrière des thèmes divers (faits, lieux, objets, personnages, émotions…). – Le texte contient des indications précises intéressant les personnages, l’époque et le milieu.
• LES POINTS DE VUE
Le regard sur l’action, sur les personnages ou sur les lieux, objets peut prendre trois formes différentes : – Point de vue Interne : informé, mais subjectif. C’est le regard d’un personnage qui dit ce qu’il voit avec le filtre de sa personnalité, de son
expérience (donc subjectif : centré sur le sujet). Il livre son interprétation et quand il dit qu’une jeune fille est belle ou bête (ou les deux) il n’engage que lui, d’autres auraient pu penser autrement… – Point de vue Externe : moins compétent, mais plus objectif. Ce qui est dit, révélé, raconté est le plus objectif (centré sur l’objet) possible, aucune pensée personnelle n’est livrée, aucun jugement… – Point de vue Omniscient : absolument subjectif
Ce qui est dit révèle la présence d’un narrateur qui voit tout, qui sait tout des personnages, il livre les pensées intimes de chacun, il connaît leur passé, leur futur, il est partout, dedans, dehors, il juge leurs actions, leur physique… C’est un regard divin sur des créatures marionnettes…
Les genres littéraires, formes de discours et registres
Vous ne devez pas mélanger ces trois notions qui sont extrêmement différentes. Elles vous sont utiles pour répondre aux questions sur le texte que vous étudiez comme pour votre rédaction, qui vous donne souvent des consignes concernant le genre et la forme de discours.
I- Le genre du texte: On caractérise le texte d’après sa forme générale. Dans chaque genre, il existe des sous-genres. Roman: d’amour, historique, policier, autobiographique, de science-fiction, d’aventures… Nouvelle: de science-fiction, fantastique, réaliste… Théâtre: comédie, tragédie, drame Poésie: en vers réguliers, en vers libres, en prose Autres genres: lettres, contes, autobiographie…
II- La forme de discours: N’oubliez pas qu’un même texte peut contenir différentes formes de discours : narratif, descriptif, explicatif, argumentatif, injonctif. En rédaction, on vous demandera de combiner ces différentes formes en vous indiquant aussi quel genre de texte vous devez produire.
III- Les registres:
Le ton, le registre du texte (ou d’un passage) sont liés à l’effet produit sur le destinataire ou le lecteur. Comique : fait rire Humoristique: fait sourire Dramatique: émeut, fait peur, maintient le suspense Pathétique: émeut, inspire la pitié, fait pleurer Tragique:inspire la terreur et le désespoir sur le destin de l’homme qui semble décidé par les dieux. Lyrique: fait partager les sentiments intimes.
On peut apporter des nuances à ces grands registres: ironique: qui se moque en disant le contraire de ce qu’il pense satirique: qui se moque en caricaturant ce dont il parle Émouvant, triste, animé, violent, effrayant…
Classer et qualifier un texte: Quand on regarde la forme du texte on trouve son genreRoman, théâtre, poésie… Quand on regarde le but, l’intention de celui qui parle ou écrit on trouve sa forme de discours: Narratif, argumentation, descriptif… Quand on regarde l’effet produit sur le destinataire on trouve son registre Lyrique, comique, pathétique…
Le descriptif
– GENRES ASSOCIES
Le texte descriptif est souvent associé au narratif auquel il donne un cadre, on le trouvera donc dans les romans, les nouvelles ou les contes…
– SON BUT
Le texte descriptif donne à voir aux lecteurs, un objet, un animal, un lieu. Lorsqu’il s’agit d’une personne, on parle de portrait. Le texte descriptif a pour fonction de donner un cadre à l’action, de la rendre réaliste et « trahit » le regard (objectif ou subjectif) du narrateur.
– SA CONSTRUCTION
En premier lieu, le plus souvent, on nomme l’objet décrit puis on le détaille en une succession d’éléments, eux-mêmes parfois décomposés en sous-éléments (présence d’un champ lexical). Ces divers éléments de l’objet décrit sont reliés par des mots de liaison permettant au lecteur de se repérer dans l’espace (ici, là-bas, plus loin, devant, derrière, au premier plan…).
– LES PROCEDES D’ECRITURE
– Des verbes d’état : être, paraître, sembler…
– Les temps de verbe : le présent ou l’imparfait du mode indicatif.
– Un champ lexical dominant : ensemble de mots qui se rapportent à la même idée, réalité (champ lexical de la peur, de la guerre, de la mer…)
– Les expansions du groupe nominal : chaque groupe nominal caractérisant un élément ou un sous-élément de l’objet décrit reçoit généralement une ou plusieurs expansions grammaticales (un adjectif qualificatif, un complément du nom, une proposition subordonnée relative) qui expriment le point de vue de celui qui décrit.
– Les images poétiques : elles traduisent, par les connotations qu’elles suggèrent, le point de vue de l’énonciateur du texte sur l’objet décrit. Ce sont soit des comparaisons, soit des métaphores.
– LES POINTS DE VUE
L’objet décrit (un personnage ou un décor) n’existe pas en soi. Il est toujours donné à voir au lecteur par l’intermédiaire d’un regard : le point de vue (voir fiche « narratif »)
Le texte narratif
Le texte narratif est une texte qui peut être réel ou imaginaire. Il comprend en son sein un processus de transformation. Il peut être écrit de façons très différentes ce qui peut le rendre assez complexe selon le schéma narratif qu’il suit et le point de vue de la narration qu’il adopte. On le retrouve surtout dans trois genres : le roman, le conte et la nouvelle. 1. Définition
Le texte narratif appelé aussi récit est une histoire qui peut être réelle ou fictive : récit d’aventures, récit historique, récit merveilleux… Il est raconté par un narrateur soit à la 1re (je) ou 3e personne (il, elle), selon qu’il est ou non impliqué dans le récit.
2. Identification
Le texte narratif décrit une succession de faits qui s’enchaînent. Les verbes d’action et de mouvement renseignent sur la progression de l’histoire, à laquelle participe(nt) un (ou plusieurs personnages). Celui qui raconte ; le narrateur peut, lui aussi, être un personnage de l’histoire qu’il raconte. L’histoire se déroule en un temps et un lieu donnés d’où l’utilisation de compléments circonstanciels de lieu et de temps définissant le cadre spatio-temporel de l’action. Parfois, le temps auquel les verbes sont employés suffit à suggérer la durée. NB : verbes au passé simple = récit ; mais tous les récits ne sont pas tous au passé simple !
3. Structure du récit
La situation du texte évolue. Cette évolution peut être plus ou moins codifiée sous la forme d’un découpage traditionnel, appelé schéma narratif dans lequel on distingue : – la situation initiale du récit ; – l’élément perturbateur (ou déclencheur) qui vient troubler cette situation initiale ; – les péripéties (ou actions) qui sont une série de réactions à cette perturbation ; – l’élément de résolution : une force équilibrante vient stabiliser la transformation ; – la situation finale (ou dénouement) qui clôt, momentanément ou définitivement, le récit.
4. Point de vue dans le récit
La narrateur a le choix de se placer à l’intérieur ou à l’extérieur de l’histoire. S’il est à l’intérieur, le lecteur n’a qu’un champ restreint de perception : les dialogues, les faits et gestes des personnages. La narration est alors neutre et objective. On parle alors de focalisation externe. S’il est à l’extérieur et rapporte la scène à travers les yeux d’un personnage (ou de lui-même s’il est impliqué dans l’histoire), il s’agit d’une focalisation interne (narration à la 1re personne). S’il donne une vision complète des personnages et de la situation, on parle de focalisation zéro. La narration est enrichie d’explications psychologiques et de détails sur les événements antérieurs ou sur ceux qui se produisent dans des lieux différents. NB : un texte peut combiner différents points de vue !
5. Complexité du récit
La récit ne suit pas toujours la chronologie de l’histoire. On trouve parfois dans le texte narratif des retours en arrière sur des événements passés ou des anticipations sur la suite de l’histoire. De la même manière, le narrateur peut laisser la place à un long développement pour un fait ponctuel ou, au contraire, laisser dans l’ombre tout un épisode de l’histoire. On parle alors d’ellipse. Sur le récit, on peut aussi trouver d’autres récits ou d’autres types de textes : discours, descriptions, dialogues. Tous ces éléments extérieurs montrent combien est complexe un texte narratif.
La poésie
I/ Généralités
On ne peut traiter la poésie de la même façon que l’on doit aborder les autres genres littéraires. En effet, elle constitue un monde à part, car elle s’autosuffit. C’est-à-dire que contrairement à la prose qui sert à véhiculer de l’information, à écrire des romans, des tragédies, la poésie n’a d’autre but qu’elle-même.
À ce propos, on peut citer Baudelaire : « La poésie, pour peu qu’on veuille descendre en soi-même, interroger son âme, rappeler ses
souvenirs d’enthousiasme, n’a pas d’autre but qu’elle-même, elle ne peut pas en avoir d’autre, et aucun poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d’écrire un poème (…). La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de défaillance, s’assimiler à la science ou à la morale ; elle n’a pas la Vérité pour objet, elle n’a qu’elle-même. « 
D’abord, la poésie est « l’art de combiner les sonorités, les rythmes, les mots d’une langue pour évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions » ( Le Petit Larousse illustré, 1992). La langue devient son matériau, les termes y sont scrupuleusement choisis, et chaque détail a été pensé. En fait, elle constitue une oeuvre d’art, et on pourrait aisément la comparer au David de Michel-Ange, en guise d’exemple. Ainsi, si je changeais les mots d’un sonnet comme si je m’attaquais au marbre d’une sculpture, je briserais l’oeuvre. Voilà pourquoi, le matériau s’y lie indissociablement. Par conséquent, elle ne se traduit pas, parce qu’on ne parviendra jamais à recréer le même rythme, les mêmes sonorités, les mêmes rimes. En outre, cela explique peut-être pourquoi on considère un poète comme un « écrivain » et un prosateur, un « écrivant ». Effectivement, si nous poursuivons dans le même ordre d’idées, le poète, de son utilisation de la langue, est davantage perçu comme un artiste qu’un prosateur, puisque pour ce dernier, elle ne représente qu’un moyen de faire passer son message.
Ensuite, la poésie possède deux fonctions. La première est de nommer ce qui n’existe pas (le comment). La deuxième décrit ce qui est indéfinissable par la prose.
Supposons que je vous entretiens pendant des heures de la tristesse, mais que vous ne l’ayez jamais ressentie. Cela vous donnera certes une idée, cependant, vous ne saurez réellement ce que c’est que le jour où vous aurez du chagrin, ou encore lorsque vous lirez un poème qui traite de la peine de son auteur. Il aura sélectionné ses mots avec soin et dépeindra des images qui auront un effet tel que vous vous imaginerez à sa place. Alors là seulement, vous éprouverez des sentiments.
Puis, parallèlement à ses fonctions, la poésie comprend aussi deux dimensions. L’une, la dimension extérieure, nomme l’univers (poésie narrative et énumérative) et se rattache à la première fonction énumérée plus haut. L’autre, l’aspect intérieur, exprime des sentiments, des sensations et des émotions, et vous devinez qu’elle concerne le second rôle poétique.
Finalement, on distingue trois catégories de poètes. D’une part, on retrouve les « décorateurs ». Il remettent le monde au goût du jour en rajeunissant leur manière de le nommer. En second lieu, on observe les « frontaliers », ceux qui renseignent sur l’existence de l’indicible. Enfin, on remarque les « exploréens » qui franchissent le mur de l’indicible. II/ Les ressources du poète
L’univers de la poésie repose sur les émotions. Un poème peut être défini comme une capsule d’émotions en attented’être partagée. Les poètes disposent principalement de trois ressources : les mots, les images et la musique. 1. Les mots
Les mots qu’utilisent les poètes sont les mêmes que nous. Il y a cependant plusieurs niveaux de langage utilisés dansla poésie. • Certains poètes utilisent des mots simples. Leur disposition dans le poème leur confère un caractèrepoétique. Ex.: « Un bruit de soie plus lisse que le ventPassage de la lumière sur un paysage d’eau » (Hébert) • La poésie emploie aussi des mots plus recherchés pour exprimer des émotions plus complexes et pourcréer des jeux de sonorité. • Les poètes n’hésitent pas à inventer des mots que l’on appelle néologismes.Ex.: « Les noiseaux / mangent des noisettes » (Vincensini) 2. Les images Quand les mots ne suffisent plus, les poètes utilisent des images. Ces images portent toute un nom. Voici quelques images fréquemment utilisées en poésie : • La comparaison met en relation un élément comparé et un élément comparant à l’aide d’un élément comparatif. Ex.: « et sa pincée de sel / comme une pluie d’étoiles » (Godin) • La métaphore est une comparaison qui n’a pas de terme comparatif. Ex.: « Elle prenait l’eau dans sa main, douce féeEt laissait retomber des perles de ses doigts » (Hugo) • L’inversion est une figure de construction qui consiste à inverser l’ordre normal des mots pour créer des effetspoétiques. Ex.: « Venez, à vos fureurs Oreste s’abandonne » (Racine)
3. La musique La poésie repose beaucoup sur le rythme. Il ne faut jamais oublier qu’un poème est souvent conçu pour être lu à haute voix. Outre les vers d’égale longueur et les e muets, quelques figures de style augmentent la musicalité dupoème : • L’assonance est une répétition de voyelles qui ont un son identique ou apparenté. Ex.: « Les sanglots longs / des violons / de l’automne » (Verlaine) • L’allitération est une répétition de consonne qui ont un son identique ou apparenté. Ex: « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? » (Racine) Les rimes sont des éléments importants dans un poème. Ils contribuent à lui donner un certain rythme.
On retrouve trois principaux types de rimes: Les rimes plates sont des rimes qui se suivent (A A B B) Les rimes croisées sont des rimes qui s’entrecroisent (A B A B). Les rimes embrassées consistent en une rime coincée entre une autre rime (A B B A).
Quelques poètes : Gaston Miron, Gérald Godin, Anne Hébert, Charles Baudelaire, Victor Hugo, Jean Racine, Émile Nelligan,Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire, Jean de La Fontaine, Stéphane Mallarmé, Paul Éluard, JacquesPrévert, Alain Grandbois, Jacques Brault, Paul Chamberland, Roland Giguère, Raôul Duguay, Paul-Marie Lapointe.
III/ Terminologie
Dans un poème, une syllabe s’appelle un pied. Une ligne s’appelle un vers et un « paragraphe » s’appelle une strophe. Le nombre de pieds de chaque vers détermine son nom : Vers d’un seul pied : monosyllabe Vers de sept pieds : heptasyllabe Vers de deux pieds : dissyllabe Vers de huit pieds : octosyllabe Vers de trois pieds : trisyllabe Vers de neuf pieds : ennéasyllabe Vers de quatre pieds : quadrisyllabe Vers de dix pieds : décasyllabe Vers de cinq pieds : pentasyllabe Vers de onze pieds : hendécasyllabe Vers de six pieds : hexasyllabe Vers de douze pieds : alexandrin
Le nombre de vers de chaque strophe détermine son nom. Strophe d’un seul vers : monostique ou « vers solitaire » Strophe de deux vers : distique Strophe de sept vers : septain Strophe de trois vers : tercet Strophe de huit vers : huitain Strophe de quatre vers : quatrain Strophe de neuf vers : neuvain Strophe de cinq vers : quintil Strophe de dix vers : dizain Strophe de six vers : sizain
Le e muet se prononce quand il est placé entre deux consonnes. Ex.: « Soeur qui m’enseignera doucement le secret » (Nelligan) Il ne se prononce pas : • Devant une voyelle. Ex.: « Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt » (La Fontaine) • Dans les suffixes -aient, -oient, -aies, -ient et -uient des verbes. Ex.: « Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler » (Racine) • À la fin d’un mot, s’il est précédé d’une voyelle et que le mot suivant débute par une consonne. Ex.: « marée montante » • Il existe deux types de poèmes : les poèmes à forme fixe et la poésie libre. Comme son nom l’indique, la poésie libre a des strophes et des vers irréguliers. Elle est souvent non rimée. Ex.: « J’ai mon coeur au poingComme un faucon aveugle » (Hébert) La forme fixe la plus courante est le sonnet. Un sonnet est composé de deux quatrains et de deux tercets. Les rimes des deux quatrains sont embrassées (voir la section sur les rimes, au verso). Un sonnet présente la structure suivante : A B B A, A B B A, C C D, E E D (sonnet français) ou
A B B A, A B B A, C C D, ED E (sonnet italien). D’autres formes fixes : a) Le triolet : huit vers sur deux rimes, en une seule strophe. Le premier vers est répété auquatrième et au septième vers. Le deuxième vers est répété au dernier vers. b) L’acrostiche : poème dont les premières lettres de chaque vers forment un mot lorsqu’elles sont lues à la verticale.
La presse
PRESSE ET TYPE DE TEXTE
La presse est majoritairement composée d’articles. Il existe deux grandes catégories d’articles : ceux qui informent d’un événement (donc type de texte Informatif) et ceux qui expriment l’opinion d’un journaliste (donc plutôt type de texte Argumentatif)
LES ARTICLES INFORMATIFS
Le fait divers rapporte des événements, souvent locaux, qui touchent à la vie quotidienne, ils sont soit comiques, soit tragiques, soit insolites (bizarres)
La brève qui est un article très court qui rapporte une anecdote. La brève doit répondre à la règle des cinq w et à la question « comment ? »1,2. Les 5W sont les questions auxquelles les journalistes répondent dans la plupart de leurs articles. Il s’agit des questions qui ?, quoi ?, où ?, quand ? et pourquoi ? (en anglais : who ?, what ?, where ?, when ? et why ?).Les brèves fournissent de l’information sur l’actualité. Elles couvrent toute une gamme de sujets, des faits divers à l’actualité internationale. Dans les médias écrits, les brèves sont généralement regroupées dans une colonne pour former un bloc de brèves
L’article qui développe un événement important sans jugement de la part du journaliste qui ne fait que rapporter des faits.
LES ARTICLES « ARGUMENTATIFS »
L’article de fond est un texte long qui donne un point de vue sur un événement / problème important. Comme tout texte argumentatif il comporte des arguments, des exemples…
L’éditorial figure à la première page du journal (la « Une ») ou au début du magazine. Il exprime l’opinion de la rédaction (il est normalement écrit par le rédacteur en chef) sur un problème ou un événement d’actualité. Il révèle la plupart du temps l’orientation politique d’un journal.
Les critiques (ou chroniques) qui donnent le point de vue d’un spécialiste sur les nouveautés de l’édition (livres), du cinéma (films) ou du monde musical (disque).
Le courrier des lecteurs qui contient la plupart du temps des textes qui expriment l’opinion des lecteurs du journal à propos d’un article paru dans ce même journal.
TYPES DE JOURNAUX / MAGAZINES
Les quotidiens
Souvent marqués politiquement, ils sont nationaux comme Libération, Le Monde, Le Figaro (…) ou Régionaux comme L’Est Républicain, Ouest France, Le Dauphiné Libéré (…)
Les Périodiques
Souvent spécialisés (Sciences, Pêche, Informatique …), il sont hebdomadaires, bimensuels, mensuels, bimestriels, trimestriels, semestriels…
LA COMPOSITION D’UN ARTICLE DE PRESSE
Le titre est court et accroche l’oeil du lecteur, phrase sans verbe (phrase nominale) ou jeu de mot pour être efficace Le chapeau se trouve sous le titre et résume l’article L’attaque est le début de l’article, elle s’efforce de retenir l’attention du lecteur pour l’inciter à continuer La chute qui est la fin de l’article souvent constituée par un commentaire plus personnel du journaliste ou une touche d’humour
LA REDACTION D’UN ARTICLE DE PRESSE
– S’il informe l’article se doit d’être le plus objectif possible : pas de jugement, juste des faits, rien que des faits ! – S’il expose une opinion alors il doit comporter les caractéristiques du texte argumentatif – Un article de presse n’est pas un texte narratif et doit être quasi-exclusivement rédigé au présent et au passé compose
Formes des articles
Rédigé par un journaliste, un article peut prendre plusieurs formes en fonction de son contenu et de la rubrique à laquelle il est destiné (politique, économie, étranger, société, culture, sports, etc.). On distingue généralement :
l’éditorial, qui présente la position de la rédaction sur un thème d’actualité (ou qui met en valeur un dossier publié dans le journal),
le reportage, dans lequel le journaliste rend compte d’un événement particulier en se rendant sur place,
l’interview, qui présente les réponses d’une personnalité (politique, artistique, sportive ou autre) aux questions du journaliste,
le portrait, qui dépeint une personnalité de l’actualité,
l’enquête, qui s’appuie sur des recherches, des témoignages et des analyses pour rendre compte d’un phénomène ou d’un événement,
la critique, qui exprime le point de vue du journaliste sur une oeuvre littéraire, un film ou un spectacle,
la chronique, qui expose régulièrement diverses informations liées à un domaine particulier (gastronomie, cinéma, voyages, etc.),
l’analyse, dans laquelle une information d’ordre économique ou politique est expliquée et mise en perspective,
le billet d’humeur, dans lequel un rédacteur donne libre cours à ses impressions sur un événement qui lui tient à coeur,
la brève et l’entrefilet, qui rendent compte succinctement d’une information.
Rédigée non pas par un journaliste, mais par une personne qui n’appartient pas à l’équipe de rédaction, on trouve
la tribune libre, article qui reproduit l’opinion d’un lecteur sur un fait d’actualité ou un article publié par le journal.
Style
La rédaction d’un article répond à un certain nombre de règles :
Le titre et si possible l’introduction doivent présenter brièvement l’information
Le contenu doit répondre aux questions qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi ? (QQOQCP)
L’essentiel de l’information doit apparaître dès le début du texte
Le style doit privilégier les phrases courtes et éviter le jargon ou, à défaut, l’expliquer
La longueur demandée (ou calibrage) doit être respectée
La présentation doit renforcer la lisibilité du texte, notamment grâce au sous-titre (ou chapeau), aux intertitres et aux légendes des photos.
Structure
La majorité des articles se composent de trois grandes parties :
L’attaque, qui est la première phrase du texte, et qui doit inciter le lecteur à lire la suite de l’article. Elle se compose souvent d’une phrase sans verbe, d’une description imagée ou d’une citation.
Le corps de l’article, qui est constitué de la plus grande partie du texte. Selon sa longueur, il peut être séparé par des intertitres.
La chute, qui est la dernière phrase de l’article, sert à marquer la fin du texte. Elle prend souvent la forme d’une question, d’une comparaison ou d’une phrase-clé reprise du corps de l’article. À la différence d’une conclusion, elle doit être brève et frappante.
En plus du titre et du corps du texte, un article peut être complété par d’autres éléments :
Le sous-titre (ou « chapeau ou chapô »), qui précède l’article proprement dit. Il sert à résumer l’information et à inciter le lecteur à s’intéresser à l’article. Il est souvent présenté en caractères gras ou en italiques.
L’encadré, qui est une forme d’article destiné à apporter un éclairage sur un des aspects dont traite l’article principal. Un article consacré à un sportif peut, par exemple, être accompagné d’un encadré sur la carrière de ce sportif. Un article sur l’adoption d’une loi par les députés peut s’accompagner d’un encadré qui retracera l’histoire de cette loi.
Etude texte poétique
I- Qu’est qu’un vers?
– Début du vers: il est marqué par une majuscule.
– Fin du vers: elle est marquée par un retour à la ligne; le vers (contrairement à la phrase en prose) n’occupe pas forcément toute la ligne, et on peut donc trouver un espace blanc à la fin du vers.
Remarque: si le vers dépasse la ligne, alors la fin du vers ne s’aligne pas sur la marge de gauche dans la poésie classique (jusqu’au XIXème siècle), comme en prose, mais sur la marge de droite, après un crochet
II- Présentation du poème
1- Les groupes de vers qui composent un poème s’appellent des strophes.
Il n’y a pas d’alinéa (contrairement à la marque de début de paragraphe en prose).
2- On donne des noms aux strophes selon le nombre de vers qui les composent:
2 vers: un distique 3 vers: un tercet
4 vers: un quatrain
6 vers: un sizain
5 vers: un quintil
Un vers isolé est mis en relief.
3- Les vers sont composés de pieds.
Une syllabe = un pied.
On nomme les vers selon le nombre de pieds qui les composent:
12 pieds: un alexandrin Oh! Combien de marins, combien de capitaines
8 pieds: un octosyllabe Elle a passé, la jeune fille
10 pieds: un décasyllabe Pour compter correctement le nombre de syllabes, il faut observer certaines règles:
– le -e muet en fin de vers ne compte pas (il n’est d’ailleurs pas prononcé).
– le -e muet suivi d’un son vocalique ne compte pas.
– le -e muet suivi d’un son consonantique compte.
Décompte des -e:
Par la Natur(e), -heureux comm(e) avec une femm(e) (Sensation de Rimbaud) – le poète peut faire prononcer en deux sons ce qu’habituellement on ne prononce qu’en un seul: c’est une diérèse.
Exemple: « Un bohémi-en »
Jusqu’au XIXème siècle, la poésie était en vers.
Au XIXème siècle, les poètes se sont libérés des contraintes portant sur la forme du poème: c’est l’invention du vers libre.
La poésie peut alors prendre l’apparence de la prose.
III- Les rimes
La rime, c’est la répétition de sons identiques à la fin de plusieurs vers. On désigne par des lettres chaque rime différente: a, b, c…
1- disposition des rimes aabb: rimes plates abab: rimes croisées abba: rimes embrassées
2- valeur des rimes On juge la valeur des rimes au nombre de sons qui sont repris: chaque son est codifié par un signe de l’Alphabet Phonétique International. Exemples : pensées / croisées: [e] 1 son commun -> rime pauvre (forcément un son vocalique) âme / femme: [am] 2 sons communs -> rime suffisante capitaine / lointaine: [ten] 3 sons communs -> rime riche
3- genre des rimes – campagne / montagne: rime féminine (se terminant visuellement par un -e muet, donc non prononcé) – attends / longtemps: rime masculine (se terminant visuellement par toute autre lettre qu’un -e muet) La poésie classique fait alterner les rimes masculines et féminines.
La poésie moderne préfère distinguer les rimes à terminaison consonantique et les rimes à terminaison vocalique.
IV- Les autres effets de sonorité
– les reprises de mots ou de groupes de mots créent un effet de sonorité et de rythme. (une reprise en début de vers ou de strophe se nomme une anaphore)
– les reprises de sons à l’intérieur des vers, dans des mots différents mais proches:
– son vocalique: une assonance Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant (Verlaine)
– son consonantique: une allitération
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? (Racine)
V- Le rythme
– il faut marquer les pauses au bon endroit et pour cela, repérer les mots qui forment un groupe cohérent.
– le poète peut choisir d’écrire des groupes de mots qui débordent du vers:
– un vers déborde sur le vers suivant: c’est un enjambement.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort.
Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait un somme. (Rimbaud)
– si le groupe de mots placé au vers suivant est très court, on parle de rejet.
Il dort dans le soleil la main sur sa poitrine, Tranquille. (Rimbaud)
On étudie particulièrement deux sortes de poésie:
– La poésie lyrique (de la lyre) dans laquelle le poète exprime ses sentiments personnels.
Le poète dit « Je » mais ce qu’il ressent concerne tout homme; le lexique des sentiments domine, on trouve beaucoup d’interjections.
Le poète utilise des ruptures de syntaxe, des effets de musicalité et aussi de discordance pour rendre son poème plus expressif.
Pour donner plus de force à l’expression de ses sentiments, le poète utilise aussi toutes les ressources du vocabulaire (champs lexicaux, connotations…) et des figures de style.
Les grands thèmes lyriques témoignent de la sensibilité humaine: la vie, la mort, le patriotisme, l’espoir de la liberté, l’enfance, la nature, le temps qui passe, le rêve, les souffrances et les joies de la passion, la ferveur religieuse.
– La poésie engagée qui se met au service d’une cause précise dans un contexte historique précis. Le poète y fait référence à des éléments réels précis et vérifiables. Elle incite le lecteur à réfléchir et à agir: elle peut délivrer un message d’espoir en l’avenir ou mettre en garde contre l’oubli, incitant ainsi au devoir de mémoire. Elle est d’une grande force argumentative car elle cherche à convaincre le lecteur.
Le discours argumentatif
Le principe de l’argumentation réside dans la conviction de son auteur qui revendique la paternité des idées exprimées, notamment à travers :
• le système d’énonciation
On recourt fréquemment à la 1ère personne, indice de la présence du locuteur dans la phrase et des propos tenus. Du fait de cette présence forte de l’auteur, le texte argumentatif relève du discours (qui est à l’initiative du locuteur) et non du récit (qui est à l’initiative du narrateur).
Le locuteur peut se manifester (utilisation de la 1ère et 2ème personne et présences de marques de jugement) ou pas (objectivité apparente du texte informatif/explicatif ; utilisation de la 3ème personne et des phrases déclaratives) pour masquer l’intention de convaincre Le présent
intemporel est le temps habituel du texte argumentatif, puisque l’argument est valable de façon générale.
• le choix du lexique comme indicateur du degré de certitude :
– l’affirmation catégorique, certifiant qu’il n’y a pas de doute possible. Sont alors employés des termes comme « assurément », « sans aucun doute », « il est certain que », « toujours », « jamais »… – l’hésitation qui cherche ou semble chercher à ne pas contraindre le lecteur. Sont alors employés des termes comme « peut-être », « il est possible que »,..
En argumentant, le locuteur affirme sa certitude d’être dans le vrai ; il use d’expression qui traduisent son assurance, sa confiance dans ses idées comme « sans doute », « évidemment », « il est indubitable que », etc.… La conviction d’avoir raison s’affiche également dans les verbes d’obligation. Toutes ces marques d’un jugement personnel sont appelées modalisations.
– l’utilisation d’un lexique affectif par lequel le locuteur cherche à capter la sympathie ou l’estime de son public et essaie de communiquer de lui l’image morale la plus positive ou de présenter son dessein comme particulièrement louable. Il utilise pour cela un réseau de termes propres à manifester son émotion, sa sincérité et son attachement à la thèse exposée. – les connotations qui indiquent un jugement de valeur : connotations positives pour le point de vue défendu ; négatives pour le point de vue refusé.


L ' A C A D E M O S

L’Atelier des concepts, par Emmanuel AVONYO, op

Semaine du 04 janvier 2010

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EXISTENTIALISME/2 >>> La facticité de la condition existentielle ?

Les penseurs existentialistes athées s’accordent généralement sur un certain nombre d’idées, dont la non existence ou l’éloignement de Dieu. Ils utilisent le mot existentialisme pour dire une manière d’aborder le questionnement philosophique qui s’enracine dans l’existence concrète sans référence à un Etre subsistant. Ils adoptent des attitudes intellectuelles qui font ressortir le caractère riche et autonome, souvent ambigu et paradoxal, de notre vécu. L’Atelier des concepts s’intéressera à quelques figures de l’existentialisme athée : Jean Paul Sartre et dans une moindre mesure, Maurice Merleau-Ponty, notre choix n’ayant pas porté sur Martin Heidegger. Nous ne les étudierons pas selon les caractéristiques communes de leur athéisme mais selon une approche thématique interne à leur philosophie.

L’existentialisme athée de Jean Paul Sartre

Jean Paul Sartre fut professeur de philosophie, ancien élève de…

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kudos

Afrinerds

Follow me on twitter: Kenyan Nerd

Today we are looking at 15 young women who are building and running some of the next great companies. These women who range in age from 15-29 are running multi-million dollar business in a diverse set of industries. Check out these women and the companies they are building…

Sarah Prevette

Sarah Prevette

Company: Sprouter.com

Age: 28

Sarah Prevette wanted to find a better way to get answers to her pressing business questions so she started an online community for it called Sprouter. Sprouter is a fast paced environment that focuses on connecting entrepreneurs to socialize and share tips. Sarah has grown Sprouter to 10′s of thousands of users and is backed by angel investors. The community has been featured in numerous publications and is posed to grow as we continue to see growth of online communities and networking.

Ashley Qualls

ashley-qualls

Company: Whateverlife.com

Age: 20

Ashley started…

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la suicide pas la bonne solution

C'est mon genre !


© Transformation: The Challenge Continues

Bien sûr qu’il faut reconnaitre le droit des personnes à disposer de leur vie, autant que leur corps ou que leur genre. C’est d’ailleurs étonnant que dans le cas du suicide « l’indisponibilité du corps » ne joue pas. La loi ne punit pas les tentatives. Encore une incohérence de l’indisponibilité.

Certain.es tentent de rapprocher suicide et transition. Les deux seraient des solutions possibles pour résoudre le mal-être. Bien sûr dans les deux cas il y a décision : celle du passage à l’acte (d’ailleurs plus une décision qu’un choix quand les alternatives sont réduites à ce point). Pourtant le suicide n’est pas « une solution » comme peut l’être la transition lorsqu’elle répond à une réelle transidentité. Le suicide ne règle rien, il contourne, il annule, il nie. Ce n’est pas un jugement que je porte sur les personnes qui veulent en finir. C’est un constat. On ne…

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How to Be Happy Being Single on Valentine’s Day….


How to Be Happy Being Single on Valentine’s Day…..


i will forever advocate for bachelohood


heheh

mtakavitu

Getting into a relationship is easy, but keeping it alive is the difficult part. There are plenty of things, big or small, that an wreck an otherwise great relationship. Now, Dr Barton Goldsmith, a California-based psychotherapist and the author of ‘100 Ways to Boost Your Self-Confidence – Believe in Yourself and Others Will Too’ reveals what all can kill romantic relationships and how to save it from falling apart.

1. Money: It’s the root of all evils, as they say. If a partner has been unscrupulous, getting the trust back can be a challenge, reports the Sydney Morning Herald.

2. Sex/infidelity: A sexless marriage or unfaithfulness can extinguish love quicker than blowing out a candle. Don’t let the flame burn out and try to renew your sex life.

3. Disrespect: Research shows that belittling, insulting or yelling at your partner can cut the chances of your relationship’s survival.

4. Children:…

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wololo

mtakavitu

I was asleep. The jogoo shouted three times, I opened one eye and left the other to sleep abit. I was wishing I had slept with my uniforms putted on, but I realised if wishes were chickens beggars would been layin eggs. I woke up with only one eye open n and I was looking where the karai was put I wash my face. I found some cotton which I used to burn the jiko and cook a chai without milk called sturungi. I drank the sturungi haphazardy and hurriendily with a big piece of kiugali which had remained at night. I put on my uniforms and then I painted myself with fat and because there was no kiwi I had to paint my shoes with fat to.

I took a paperbag put books and biros then ran my everything, I beated the first corner hardly then as I was…

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bien

So Far From Heaven

Good morning readers.  Thanks for coming by for a read this morning.

Yesterday I got an email from someone called himself Rob, AKA ‘Nifty Chicken’ of the Backyard Chickens newsletter telling me I need to re-register. 

« This is Rob, AKA “Nifty-Chicken” of www.BackYardChickens.com.   I noticed that you’re registered for our newsletter, but can’t find you in our community membership.  This quick note is to let you know of some important changes and to help you get re-registered so you can continue receiving the BYC Newsletters. »

Naturally, I’m deeply suspicious about this.  Someone’s wanting me to become a part of their ‘we’ over there without me having done anything to deserve it, other than subscribing to their newsletter for several years. 

Then I went over to the site instead of clicking the ‘register’ part of the email and the first thing I saw was:

Welcome To BYC!

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